image d'archives - hélicoptère tentant de stopper la fusion du réacteur
image d'archives - hélicoptère tentant de stopper la fusion du réacteur
image d'archives - tirée du film "le monde d'après"
image d'archives - tirée du film "le monde d'après"
image d'archives - cœur de la centrale nucléaire V.I. Lénine
image d'archives - cœur de la centrale nucléaire V.I. Lénine
La catastrophe nucléaire de Tchernobyl est l'un des accidents les plus dévastateurs causé par l'homme. Le 26 avril 1986, la centrale V.I. Lénine, située en Ukraine explose suite à de nombreuses normes et procédures non respectées. Cette catastrophe a engendré un désastre écologique et social. La ville de Pripyat située à une dizaine de kilomètres de la centrale est évacuée et ne sera plus jamais habitée. La radioactivité, très néfaste pour l'homme, a contraint la population de s'éloigner et cette zone demeure aujourd’hui inhabitée.
Nous avons décidé de nous aventurer dans cette zone, aujourd’hui interdite d’accès sans autorisations spécifiques. Nous voulions être les témoins de cette catastrophe et découvrir les zones abandonnées de Pripyat et ses environs. La radioactivité est encore présente, mais avec quelques précautions et pour un court séjour comme le nôtre, le risque est relativement faible.
Notre aventure commence à Kiev 3 jours plus tôt. Nous nous retrouvons, mes 2 amis français,1 ami ukrainien, Sergei notre guide et moi. Nous discutons du matériel nécessaire et des différentes étapes de notre périple pour que tout se passe au mieux.
Le jour J, mon sac fait plus de 25 kilos, il m’est impossible de mettre mon sac sur le dos depuis le sol, je dois le poser sur une table au préalable.
Sergei a déjà exploré illégalement la zone d’exclusion de nombreuses fois et connaît les moindres recoins pour contourner et éviter les rondes militaires. Nous resterons là 5 jours au total, à marcher des dizaines de kilomètres par jour pour atteindre les différents checkpoints.
1er et 2ème jour - Après un jour de marche, à traverser champs, villages abandonnés et rivières, nous arrivons dans ce cimetière où dorment des hélicoptères, des camions et tanks de l’ex URSS.
Nous trouvons, au beau milieu de tout cela, un petit engin de couleur jaune. Sergei nous explique qu’il s’agit d’un robot qui a été utilisé pour déplacer les substances hautement radioactives dans le coeur de la centrale après l'explosion. En y approchant le compteur Geiger, l'alerte sonore s’emballe : nous dépassons les 300 millisieverts (mSv) or la réglementation française fixe à 1 mSv par an l’exposition maximum. L’engin est donc 300 fois plus radioactif que la limite légale en France.
Les rondes de militaires sont régulières dans cette zone, nous décidons de continuer notre route vers la ville de Prypiat. C’est à la tombée de la nuit que nous arrivons dans la ville abandonnée. Difficile pour nous de se repérer, chaque chemin est partiellement recouvert de végétation et la nuit pointe le bout de son nez progressivement.
Sergei qui connaît très bien la zone, nous amène dans l’un des derniers étages d'une tour abandonnée, un spot de stalker (nom qui désigne les explorateurs illégaux de Tchernobyl). Nous prenons soin de barricader la porte et de recouvrir les fenêtres d’une épaisse couverture afin de nous cacher et de ne pas être repérés avec nos lampes.
C' est enfin le moment pour nous de se reposer, manger et installer nos duvets.
Le lendemain matin c'est Sergei qui nous réveille. C’est aujourd’hui notre journée d’exploration de la ville de Prypiat. Nous sortons et découvrons la ville, bien mieux que la veille car elle était dans un noir complet. Nous arpentons la ville de fond en comble, en passant par son plus haut toit, des écoles abandonnées, des usines, la piscine olympique ou encore le mythique parc et sa grande roue.
Nous terminons notre périple sur le spot du Duga radar (Duga 1) aussi appelé le Pic-vert-russe. Nous aurons marché toute la nuit, dans la pénombre pour l’atteindre en toute discrétion. Nous arrivons à l’aube, quelques dizaines de minutes de grimpe pour arriver à son point culminant (150M) et avoir un panorama exceptionnel sur toute la zone d'exclusion.
Je remercie cette équipe incroyable avec laquelle j’ai pu découvrir et explorer cette zone !